Exposition collective ALL READY MADE —
Ecole des beaux-arts de Nantes – Saint – Nazaire, 2024
Blanche Bonnel, Bordelou, Hugues Loinard, Pierre Pouillet

Régissent ! Le côté obscur de la forme est un projet en dyptique qui s’est déroulé en 2024 sur les deux sites de l’école des beaux-arts Nantes – Saint-Nazaire
Comme autant de manières d’installer une exposition, Régissent ! propose un voyage entre les contours des pratiques artistiques, le moment où l’atelier côtoie l’exposition et où les deux surfaces s’inversent quelque peu.
Inviter des régisseur•euses d’exposition est le gage d’une conception technique maîtrisée, au cordeau ; mais les solliciter en tant qu’artistes plasticien•nes, à projeter leur propre démarche secoue l’appréhension de l’espace d’exposition et son approche coutumière.
Ce terrain d’expérimentations ravive les relations humaines qui jalonnent la conception des expositions. Revenir à une vision mutuelle et plurielle d’un espace partagé, démontre, le triangle équilatéral : commissaires, artistes, régisseur•euses et ses réciprocités.
A trois angles égaux, le projet Régissent ! délimité par les commissaires, aborde la manière dont les recherches techniques de l’atelier et les réflexes de la régie, jouent aux vases communicants avec les pratiques artistiques.
Cinq artistes investissent l’Open School Galerie. Blanche Bonnel, le duo Bordelou, Hugues Loinard et Pierre Pouillet affectionnent l’imbrication du tissu de l’espace d’exposition comme matière première des installations. Il•elles engagent la fouille des lieux et éprouvent l’archéologie de leurs matériaux de prédilection. À l’issue d’un bricolage plutôt abouti, des témoins de fabrication et de construction apparaissent : tamponnage de cimaise, presque-outil, empreinte de chantier, confiserie de revêtement, sculpture germée, monochromes en tous genres et sceaux de temps de travail. Les contraintes techniques de la gestion d’un espace de diffusion ne leur échappent pas, elles font office de guide dans la conception du projet ; à la fois réflexion individuelle et collective sur la matérialité, la technicité et la malléabilité d’un lieu d’exposition.
Léo Bioret et Hélène Cheguillaume
















